Aller au contenu principal
Fermer

Wall Street vue en ordre dispersé, l'Europe rebondit malgré l'incertitude géopolitique
information fournie par Reuters 13/05/2026 à 14:06

L'enseigne Wall Street à la Bourse de New York (NYSE) dans l'arrondissement de Manhattan à New York

L'enseigne Wall Street à la Bourse de New York (NYSE) dans l'arrondissement de Manhattan à New York

par Diana Mandia

Wall Street est attendue en ordre dispersé et les Bourses européennes rebondissent mercredi à mi-séance, à l'exception de Paris, portées par la légère baisse ‌des cours du pétrole et les résultats des entreprises, tandis que les investisseurs surveillent le sommet entre la Chine et les États-Unis qui se tient à Pékin sur fond d'impasse diplomatique au Moyen-Orient. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,30% pour le Dow Jones, et en ​hausse de 0,23% pour le Standard & Poor's-500 et de 0,72% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 perd 0,38% et évolue sous la barre des 8.000 points à 7.949,73 vers 11h35 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,84% et à Londres, le FTSE est stable (+0,01%).

L'indice EuroStoxx 50 prend 0,39% et le FTSEurofirst 300 gagne 0,35%. Le Stoxx 600, qui a perdu plus de 1% la veille, s'adjuge 0,32%.

Le président américain Donald Trump est attendu mercredi en Chine pour une rencontre avec son homologue Xi Jinping, et les investisseurs attendent de voir si l'influence de Pékin sur Téhéran pourra permettre de ​débloquer l'impasse diplomatique entre les Etats-Unis et l'Iran.

Le locataire de la Maison blanche, qui a qualifié cette semaine d'"inacceptable" la réponse iranienne à sa proposition d'accord, a toutefois déclaré qu'il ne pensait pas avoir besoin de l'aide de la Chine pour mettre fin à la guerre.

"Le scénario privilégié par les marchés serait que la Chine parvienne à influencer le cessez-le-feu ou le processus de paix en ​Iran, mais cela est jugé relativement improbable", avertit Amélie Derambure, gestionnaire de portefeuille chez Amundi.

Les prix du pétrole baissent légèrement mercredi, offrant un répit, ⁠même si la fermeture de facto du détroit d'Ormuz maintient les cours au-dessus des 100 dollars le baril, ce qui alimente l'inflation et freine la croissance mondiale.

Les bénéfices des entreprises européennes devraient, dans l'ensemble, enregistrer leur plus forte hausse depuis trois ans au premier trimestre, ‌portés par la forte croissance des secteurs de l'énergie et de la finance, mais à mesure que la guerre se prolonge, l'inquiétude grandit.

Dans sa dernière note de conjoncture mensuelle, publiée mardi, la Banque de France (BdF) a renoncé à établir une prévision de croissance pour le deuxième trimestre, citant l'incertitude élevée entourant les effets de la guerre au Moyen-Orient sur l'activité économique, tandis que la deuxième estimation du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro pour la période janvier-fin ​mars a confirmé mercredi le ralentissement de la croissance au premier trimestre 2026.

Le taux de chômage dans la deuxième ‌économie de la zone euro a pour sa part augmenté au premier trimestre à 8,1% de la population active, son plus haut niveau depuis le premier trimestre de 2021.

Les craintes inflationnistes persistent également, ⁠d'autant plus que les opérateurs ont appris mardi que les prix à la consommation aux États-Unis avaient atteint leur plus haut niveau depuis trois ans en avril, l'inflation liée à l'énergie représentant plus de 40% de ce bond.

L'indice des prix à la production (PPI) aux Etats-Unis, attendu à 12h30 GMT, devrait apporter davantage de détails sur l'impact de la guerre sur l'activité économique.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

VALEURS EN EUROPE

De nombreuses publications rythment les échanges en Europe. À Paris, Alstom gagne 2,8% après que le fabricant du TGV a publié un résultat d'exploitation ajusté annuel globalement stable.

Le fabricant français de tubes en ⁠acier Vallourec grimpe de 8,67% après une hausse de 4% ‌de son bénéfice d'exploitation au premier trimestre et le groupe d'investissement Eurazeo prend 1,19% après avoir fait état d'actifs sous gestion (AUM) en hausse de 7% sur un an à fin mars.

Ailleurs en Europe, Zurich Insurance prend 3,40% à la faveur ⁠d'une hausse des primes brutes émises au premier trimestre pour son activité d'assurance dommages, tandis qu'Allianz avance de 1,33% grâce à un bond de 52% de son bénéfice net trimestriel.

Merck KGaA grimpe de plus de 8% après avoir relevé sa prévision de résultat d'exploitation ajusté pour cette année.

Adecco plonge de ‌plus de 10%, les analystes pointant une marge brute sous les attentes qui contrebalance une croissance organique du chiffre d'affaires meilleure que prévu.

ABN Amro bondit de 7,15%, la banque néerlandaise ayant publié un bénéfice trimestriel en hausse de 12% sur un an, au-dessus ⁠des attentes.

Sur le Stoxx 600, les valeurs technologiques progressent de 2%, portées par l'industrie des semi-conducteurs. Infineon Technologies, STMicroelectronics et Aixtron grimpent entre 6% à 9%.

TAUX

Les rendements des obligations d'État allemandes restent ⁠proches de leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs années, les investisseurs s'attendant à ‌ce que la Banque centrale européenne (BCE) procède à des hausses de taux d'ici la fin de l'année pour lutter contre l'inflation.

Après un gain de 5,5 points de base mardi, le rendement du Bund allemand à 10 ans prend 0,7 point de base à 3,1050%, tandis que celui de l'obligation ​à deux ans est plutôt stable à 2,7070%.

Le gestionnaire d'actifs Jupiter estime toutefois que le marché anticipe un nombre trop élevé de hausses de taux de la ‌part de la BCE.

"Le marché anticipe désormais jusqu'à trois hausses de taux, ce qui semble exagéré", a déclaré Ariel Bezalel, gestionnaire de placements, en soulignant les signes de ralentissement de la croissance économique européenne, tels que les chiffres du chômage en France.

Au Royaume-Uni, les rendements sont plutôt stables mercredi, même si les opérateurs restent sur le qui-vive ​face à la situation politique agitée, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, luttant pour sa survie politique.

Aux Etats-Unis, les rendements sont en légère baisse, après une hausse la veille liée aux chiffres de l'inflation et à l'impact des tensions géopolitiques. Le rendement des Treasuries à dix ans perd 0,6 point de base à 4,4669%. Le deux ans perd près d'un point de base à 3,9875%.

Les données de l'inflation américaine ont mis en évidence les répercussions économiques de la guerre en Iran, et les opérateurs y voient un facteur qui augmente la probabilité que les banques centrales soient contraintes de ⁠relever leurs taux plus tôt que prévu.

Le Sénat américain a par ailleurs confirmé mardi la nomination de Kevin Warsh au poste de gouverneur de la Réserve fédérale (Fed) pour un mandat de 14 ans et doit désormais se prononcer sur sa confirmation pour un mandat de quatre ans à la présidence de la Fed, dans le cadre d'un vote distinct prévu ce mercredi.

CHANGES Le dollar gagne 0,18% face à un panier de devises de référence, se maintenant près de son pic d'une semaine après les chiffres élevés de l'inflation américaine et dans un contexte d'incertitude géopolitique.

L'euro perd 0,2% à 1,1713 dollar.

La livre sterling recule de 0,23% sur fond de crise politique au Royaume-Uni.

PÉTROLE

Les prix du pétrole sont plutôt stables mercredi, les investisseurs attendant de nouveaux développements sur le fragile cessez-le-feu au Moyen-Orient et la visite en Chine de Donald Trump.

Le Brent gagne 0,24% à 108,03 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 0,01% à 102,17 dollars.

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), l'approvisionnement mondial en pétrole devrait diminuer d'environ 3,9 millions de barils par jour en 2026 en raison des perturbations causées par la guerre en Iran.

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 13 MAI:

PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT

USA 12h30 Prix à la production avril +0,5% +0,5%

- sur ​un an +4,9% +4,0%

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)

Valeurs associées

107,28 USD Ice Europ -0,38%
102,82 USD Ice Europ +0,58%

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

valeur

dernier

var.

7 998,8 +0,24%
157,95 +9,16%
107,39 -0,28%
0,172 +26,47%
43,5 +8,05%
Chargement...